Bio

Exposée au Canada, en France, en Pologne et à Cuba ou présentée sous forme de publications, la production d’André Barrette revisite, avec un humour pénétrant, certains thèmes et manifestations de la culture populaire d’ici ou d’ailleurs. En témoignent les séries Les rituels, parcours de chasse (1999) et ALL U CAN EAT (2007-2014) ainsi que Marx, la danseuse et la coupe Stanley, livre paru en 2010 et tiré d’une correspondance écrite et photographique qu’ont longuement entretenue l’artiste et l’écrivain Rémi Ferland (2006-2010). En 2016, Barrette publiait Fin de Siglo, inscrivant réalité, propagande et mythes cubains dans un ouvrage aux confins de l’essai, du récit et du documentaire. Depuis 2016, il poursuit ses recherches avec des images tirées du web, notamment des annonces classées. L’artiste vit à Québec, où il pratique la photographie depuis plus de trente ans.

Démarche

L’art et la photographie me sont toujours inspirés par un milieu, par la culture qui s’y révèle, par ce qu’un endroit en donne à voir à travers des sujets ou des objets simples, banals. La chasse, les paysages forestiers du Québec, les manifestations de la culture nord-américaine et les fondements de la société cubaine sont des thématiques que j’ai tour à tour explorées dans mes diverses séries. Dans la lignée de ces séries, je poursuis aujourd’hui mes recherches avec le web et sur des sites d’annonces classées, des images que je réunis ensuite en considérant l’aspect plastique, me penchant sur les fictions qu’elles peuvent susciter, sur les enjeux qui leur sont liés.